Les soirs d’été

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il y a les rires, et les tintements des verres, on entend les couverts sur les assiettes et surtout ce brouhaha ambiant fait de toutes les discussions, de ces terrasses sur le bout du trottoir, des blabla des enfants, des « non » des parents, des bruits de scooter sur le boulevard, et des fois la cloche de l’église, les mouettes aussi on ne dirait pas comme ça à Paris, et le cri des hirondelles qui se chassent. On n’entend pas le coursier qui pédale pour aller livrer son plat fraichement commandé par des amoureux affalés sur un lit, par des amis devant un jeu vidéo, par une personne seule qui s’est laissée tenter. Il y a le bruit d’une radio, une porte de voiture laissée entrouverte le temps de sauter du taxi, de faire descendre maman et bébé, ou juste une fenêtre un peu trop ouverte, une radio un peu forte, la voiture à l’arrêt le temps de redémarrer car ça bouchonne des fois, les soirs d’été dans les petites rues où les pavés ne sont pas loin, où l’on entend les claquements des talons et les jupes voler.